Une gestion durable des espaces publics

En 2015, la Commune était officiellement labellisée au titre de la Charte d’entretien des espaces publics (niveau 1) ; une distinction venant souligner les efforts du service Espaces verts en faveur de la limitation d’usage des produits phytosanitaires. Depuis la Commune a mise en oeuvre de nouveaux modes d'entretien et de fleurissement durables. Parallèlement, des efforts permettent et permettront d'économiser la ressource en eau et l'électricité consommée par les équipements municipaux...

Espaces verts


La Commune a fait le choix d’accepter la nature en milieu urbain. Loin de signifier l’absence d’entretien des espaces verts, cette position vise à faire évoluer les techniques de travail vers un nouveau mode de gestion différenciée.

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Il s’agit d'abord d’identifier et de mettre en place différents niveaux d’entretien. Si des zones dites « de prestige » (centre historique) sont gérées avec une attention soutenue, d’autres secteurs plus excentrés peuvent avoir des niveaux d’entretien moins élevés (avec peu ou pas de désherbage). Ainsi, dans le parc Louis Perrier, des zones de pousse libre améliorent la biodiversité du milieu (photo ci-dessus).

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Ensuite, il convient de favoriser le végétal. Cela suppose l’implantation de spécimens capables de couvrir le sol et d’empêcher le développement de nuisibles (fleurissement des pieds d’arbres et de murs, plantes vivaces sur les voiries nécessitant peu d’entretien : comme, par exemple, la plantation de jonquilles et tulipes route des lacs, ci-dessus) et la maîtrise de la végétation spontanée, en favorisant l’enherbement naturel et l’entretien des surfaces en herbe par une tonte ou un débroussaillage dont la fréquence est déterminée par le besoin de sécurité, de praticité ou d’esthétique (trottoirs, cimetières et autres structures de voirie), mais aussi en laissant le passage des piétons ou des véhicules réguler la pousse (exemple : parking des Prés-de-la-Ville ci-dessous).

Enfin, il faut désherber autrement : par binage, arrachage, débroussaillage, désherbage manuel, thermique, vapeur ou à brosse…


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Parallèlement, le programme de végétalisation communal a été revu afin de faire davantage appel à des essences locales, dont certaines sont bouturées sur place (au sein du Jardin-clos de Besse par exemple, voir ci-dessous). Ceci permet aux espaces verts : de mieux correspondre au cadre naturel environnant, d'utiliser des espèces résistantes car réellement adaptées au milieu, de favoriser la préservation de certaines plantes et la biodiversité (haies). Toujours dans un souci de rationalisation, les branchages issus des campagnes d'élagage sont réutilisés en tant que broyats sur d'autres espaces verts.

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Économies d'électricité et d'eau


La Commune a défini un plan d’action qui vise à rationaliser si ce n’est réduire la consommation électrique des espaces publics et à diminuer autant que possible la déperdition d’eau dans les réseaux communaux.

La rénovation thermique des équipements est un passage obligé pour tâcher de contenir l'augmentation continue des charges énergétiques. Ainsi, grâce au soutien du Département (agissant en collaboration avec l’Aduhme 63, agence locale des énergies et du climat), la Commune a lancé des travaux d’isolation des combles sur certains bâtiments municipaux : annexe du Centre technique communal à l’entrée de Super-Besse et ancien EHPAD de Besse (ex-mairie provisoire), rue des prés-de-la-ville. Autre initiative en matière énergétique : un nouveau programme annuel d’éclairage public a été mis en place après analyse et, au besoin, révision du fonctionnement des candélabres. Par ailleurs, une étude est en cours concernant l’abaissement de l’intensité de l’éclairage public.

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En matière d’eau potable, il est inquiétant de constater qu’en France, d’après une étude récente, un litre sur cinq disparaît dans la nature à cause de fuites dans les réseaux de distribution ! La Commune a donc décidé de confier à la Safège (bureau d’études spécialisé en solutions d’aménagement durable) une mission consistant à traquer les faiblesses des réseaux bessards : fuites d’eau potable, intrusion d’eau claire dans le réseau d’assainissement, branchements particuliers en plomb... ; ceci afin d’améliorer globalement les rendements et préserver la ressource. Les résultats des différentes études sont attendus sous peu. Ils permettront de définir un plan d’actions sur plusieurs années prévoyant, si besoin, des travaux.